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Tableau d’honneur des premiers morts portugais pour la France en 1914


Alerté par l’historienne Marie-Christine Volovitch-Tavares et l’historien Manuel do Nascimento, nous nous mîmes en quête des «Morts Portugais pour la France» de 1914 à 1916 alors que le Portugal était un pays neutre bien qu’il fût dans une guerre sans nom avec les Allemands en Afrique lusophone. Ayant déjà eu à faire des recherches sur les « Morts pour la France » nés dans le XIVe arrondissement de Paris, nous fîmes de même en inscrivant le mot « Portugal » sur l’onglet réservé au lieu de naissance sur le site intitulé « Mémoire des Hommes » qui est la « Base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale ». (1)


A ce sujet, nous y trouvâmes 54 « Morts pour la France » nés au Portugal bien qu’il n’y est en fait que 53 fiches signalétiques dans l’ordre alphabétique des noms de famille. (2) Décédés durant l’année 1914, nous en découvrîmes 6. Il s’avère que, parmi eux, 4 étaient des français nés au Portugal. Il a, d’ailleurs, suffi d’étudier l’origine de leurs noms de famille pour s’en convaincre. Ces derniers ont été enroulés dans des unités militaires françaises alors que les 2 autres, qui avaient des noms portugais, l’ont été dans la glorieuse Légion Étrangère. D’ailleurs, durant la durée de la Grande Guerre, nous en trouvâmes 13 portant « un nom portugais » sur ledit site intitulé « Mémoire des Hommes » qui firent tous partie de ladite « Légion Étrangère », sauf un seul.

Dans l’ordre de l’ultime sacrifice pour la France, il y eut au 165e Régiment d’Infanterie, le caporal Jean Georges Haudecoeur. Né le 23 novembre 1890 à Covilhã dans le district de Castelo Branco, il est décédé à l’hôpital de Verdun dans le département de la Meuse, le 7 septembre 1914.

Parmi les Français « Morts pour la France », nous avons à évoquer le sous-lieutenant Georges Marcel Vimont au 18e Régiment d’Artillerie. Né le 4 septembre 1888 à la ville de Matosinhos, qui est limitrophe au sud avec la ville de Porto, il est décédé à Somsois dans le département de la Marne, le 8 septembre 1914. D’ailleurs, dans ladite liste des « Morts pour la France » nés au Portugal, sa fiche signalétique est répétée par deux fois.

Nous eûmes aussi au 49e Régiment d’Infanterie le soldat Sébastien Émile Ghiglionda. Né le 19 janvier 1891 à Lisbonne, il est décédé à Craonne dans le département de l’Aisne, le 15 septembre 1914 et au 306e Régiment d’Infanterie le soldat de 2e classe Paul Édouard Deligny. Né le 5 mai 1870 également à Lisbonne, il est décédé à Vailly-sur-Aisne dans le même département, le 30 octobre 1914. Nous remarquons bien qu’ils firent partie d’unités militaires françaises.



LES «DEU
X PREMIERS MORTS PORTUGAIS POUR LA FRANCE»
No
us avons ainsi le devoir d’honorer les deux premiers « Morts Portugais pour la France ». Ils s’appelaient « Adolfo Coutinho de Medeiros » et « Carlos Ornelas ». En raison de leur nationalité portugaise, ils ne pouvaient être enroler que dans la glorieuse Légion Étrangère. Ils le furent ainsi « 2e Régiment de Marche du 2e Régiment Étranger ». Cette unité militaire de ladite Légion Étrangère n’a, d’ailleurs, existé que d’une façon éphémère de 1914 à 1915, en raison de lourdes pertes. (3)
Né le
7 février 1890 à Ponte Delgado à l’île Sao Miguel dans l’archipel des Açores, le premier des légionnaires, « Adolfo Coutinho de Medeiros » est décédé le 8 novembre 1914 à Blanc-Sablon dans le département de l’Aisne. Il était alors le chauffeur d’un camion transportant des blessés du front. Il y reçut en pleine poitrine une grenade allemande sur le bien connu Chemin des Dames. Il a été alors enterré près du château de Blanc-Sablon puis transféré au cimetière militaire de Craonelle sans que la famille en soit au courant.

D’ailleurs, le président de la République française Raymond Poincaré a décoré à titre posthume « Adolfo Coutinho de Medeiros », le « Premier Mort Portugais pour la France ». Depuis, il repose du sommeil du juste dans un mémorial au cimetière de la « Matriz » de la ville de Ribeira Grande à l’île São Miguel dans l’archipel des Açores (4) où il est également honoré par une rue lui rendant hommage. (5) A l’heure actuelle, nous sommes dans l’attente de plus amples informations de la mairie de ladite « ville de Ribeira Grande », que nous voulons d’ores et déjà remercier, ainsi que de la Délégation de « Ponta Delgado » de la Ligue des Combattants Portugais pour lesquelles nous vous en ferons part dans une prochaine publication.


Né le 29 octobre 1895 à Lisbonne, la capitale du Portugal, le second des légionnaires « Carlos Ornelas » est décédé à Craonne dans l’Aisne, le 24 novembre 1914. Orphelin dès son enfance, il avait été élève de la fameuse institution philanthropique « la Casa Pia » qui est comme celle des Enfants abandonnés de l’Assistance publique à Paris et en France. (6)

Se trouvant âgé de 18 ans en août 1914, à la déclaration de la guerre à Hambourg en Allemagne comme employé de commerce, « Carlos Ornelas », qui y donnait même des cours de danse le soir, s’était rendu à Paris afin de se mettre au service de la France. Il fit ainsi la connaissance d’Artur de Oliveira Valença (1897-1878), apprenti tailleur âgé de 17 ans dans la haute couture, (7), et de Xavier de Carvalho (1861-1919), « passeur incontournable de la représentation du Portugal dans la capitale » depuis plus de 25 années (8), qui étaient entrain d’organiser le recrutement des engagés volontaires portugais et brésiliens dans l’armée française à partir du 6 août 1914. (8) Lesdits « engagés volontaires » ont été ainsi au nombre de 50 dont 34 Portugais. Il est, d’ailleurs, heureux qu’il existe à chaque génération de fraternels passeurs d’esprit entre le Portugal et la France.

L’histoire de Paris étant riche de ces simultanéités, Artur de Oliveira Valença demeurait, 51, rue de l’Echéquier dans le Xe arrondissement de Paris, qui était aussi l’adresse du dudit «recrutement des engagés volontaires portugais et brésiliens » et Xavier de Carvalho au 45 de la même voie. Cette dernière adresse était également celle de la « Société d’Études Portugaises, fondée en 1904».

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